Documentation indépendante · 2022–2026
Des civils congolais meurent aujourd'hui.
Leur souffrance exige des mots honnêtes, une vraie justice, et un argent qui les atteigne réellement. Ce site pose une question : le FONAREV et le GENOCOST servent-ils vraiment ces victimes — ou les exploitent-ils ?
Lire le guide$212M
collectés au nom des victimes
< 2,5 %
redistribués aux victimes identifiées
$1,6M
pour une seule cérémonie · 2 août 2025
I — POINT DE DÉPART
Une réalité non négociable
Des hommes, des femmes et des enfants ont été tués au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Ituri et ailleurs. Des villages ont brûlé. Plus de sept millions de personnes ont fui leurs foyers. Ce n'est pas une position — c'est un fait.
Ce site pose une seule question : le FONAREV et le GENOCOST servent-ils vraiment ces victimes — ou les exploitent-ils ?
II — FONAREV
Qu'est-ce que le FONAREV ?
En simple
Imaginez une grande tirelire. On dit aux gens : « Mettez de l'argent dedans — c'est pour les victimes de la guerre en RDC. » La tirelire se remplit : 212 millions de dollars.
Imaginez maintenant que la majeure partie sert à organiser des conférences et à construire des monuments. Au final, les victimes reçoivent moins de 2,5 centimes pour chaque euro collecté.
C'est le FONAREV. Un fonds gouvernemental créé par décret présidentiel en 2022. Les fondateurs du terme « Genocost », le CAYP, l'ont qualifié de « farce » en juin 2026.
Les faits
- 1Le FONAREV est sous le contrôle direct du ministère congolais des Droits Humains — ce n'est pas un organisme indépendant.
- 2Sur les 212 millions collectés en 2024–2025, moins de 2,5 % ont été distribués aux victimes identifiées.
- 3Plus de 1,6 million de dollars dépensés pour la seule inauguration du 2 août 2025.
- 4Plainte déposée à Bruxelles en septembre 2025 contre la famille Tshisekedi pour détournement de fonds FONAREV.
- 5Le CAYP — fondateurs du terme « genocost » — dénonce le FONAREV comme une « farce » (juin 2026).
III — GENOCOST
Qu'est-ce que le GENOCOST ?
En simple
Le mot « génocost » a été inventé en 2013 dans un appartement londonien par des militants congolais de la diaspora. Ce n'est pas une décision judiciaire. C'est un néologisme.
Imaginez deux enfants dans une cour de récréation. L'un a été frappé — les responsables ont été punis. C'est réglé. L'autre dit : « Moi aussi j'ai été frappé — c'est pareil. » Sans preuve. Sans enquête.
Le mot « génocide » a une définition précise. L'utiliser sans en réunir les critères n'honore pas les victimes — cela affaiblit la protection de toutes les victimes de génocide dans le monde.
Les faits
- 1Terme inventé en 2013 par le CAYP, diaspora congolaise à Londres. Aucune base en droit international.
- 2La Convention ONU de 1948 exige le dolus specialis — l'intention spécifique de détruire un groupe protégé. Aucun tribunal international ne l'a établi pour la RDC.
- 3Dates de départ contradictoires : 1885–1908 — exploitation coloniale et violences de masse (FONAREV), 1993 (FONAREV), 1996 (Lebrun), 1998 (CAYP). L'imprécision temporelle est rédhibitoire en droit pénal.
- 4Le Rapport Mapping ONU (2010) — cité comme base — appelle à une investigation. Ce n'est pas un verdict.
- 5Première définition du FONAREV : « massacres des Bantous par les Tutsis ». Cadrage ethnique qui reproduit et inverse la logique du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
- 6Sur le plan scientifique, « Bantou » est une classification linguistique, non ethnique. Le kinyarwanda — parlé au Rwanda et par les Tutsi congolais — appartient lui aussi aux langues bantoues. Utilisé au sens littéral, « génocide contre les Bantous » inclurait donc les Rwandais et les Tutsi de RDC eux-mêmes.
- 7Deuxième définition du FONAREV : « un génocide perpétré à des fins de gains économiques ». Selon cette conception, les morts en RDC résultent d'une prédation économique qui sacrifie la vie humaine au profit d'intérêts matériels.
- 8Patrick Fata (directeur général du FONAREV) : « Il ne faut pas parler du génocide des Congolais, ça n'existe pas. »
IV — QUESTIONS & RÉPONSES
7 affirmations · 7 vérités
Lisez chaque affirmation, puis la réponse factuelle.
V — LES MOTS JUSTES
Pourquoi les mots justes honorent les vraies victimes
En simple
Si votre cuisine brûle, la police parle d'incendie criminel. Ce mot précis déclenche des lois, des tribunaux, et une aide réelle. Si quelqu'un parle de guerre totale contre les familles, personne ne peut intervenir.
Le mot « génocide » fonctionne de la même façon. Sa précision déclenche des obligations juridiques spécifiques. Le diluer ne sert pas les victimes — cela leur retire leur protection.
Le procès Lumbala à Paris (décembre 2025) prouve que la justice pour les crimes commis en RDC est désormais possible — sans concept non reconnu, grâce à la compétence universelle.
Les faits
- 1Le mot « génocide » crée des obligations spécifiques en vertu de la Convention de 1948. Le diluer les affaiblit pour toutes les victimes de génocide dans le monde.
- 2Les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre sont désormais poursuivables. Le procès Lumbala (Paris, déc. 2025) l'a démontré.
- 3L'inflation des chiffres (3 à 15 millions) compromet la crédibilité de toutes les revendications, y compris les plus légitimes.
- 4Bemba (vice-Premier ministre) : dirigeant d'une milice condamné par la CPI. Lumbala : condamné à Paris en décembre 2025. Kinshasa avait demandé son extradition.
- 5Un gouvernement qui protège des auteurs de crimes et cherche à soustraire un condamné à la justice internationale détruit sa propre crédibilité morale.
VI — PARTICULARITÉS
Les particularités du vocable « Genocost »
En simple
Selon le FONAREV, le terme « Geno-cost » désigne un génocide perpétré à des fins de gains économiques. Ce concept met l'accent sur l'idée que les violences qui ravagent le territoire congolais ne sont pas le fruit d'une fatalité ou de haines spontanées, mais le résultat d'une prédation économique et financière qui sacrifie la vie humaine.
Les faits
- 1Dans le cas du génocide des Juifs, les auteurs étaient les nazis, qui ciblaient une population distincte — sans soutien organisé de la part des Juifs eux-mêmes. En RDC, en revanche, de nombreux crimes sont commis par des Congolais contre d'autres Congolais.
- 2Des viols perpétrés par des Congolais sur des Congolaises sont régulièrement documentés. Des Congolais participent ou se rendent complices de la destruction de leur propre population, notamment à travers le pillage systématique des richesses du pays.
- 3Cette prédation prive la population de ressources considérables qui auraient pu être consacrées à la lutte contre la pauvreté, les maladies et les conséquences d'une gestion défaillante de l'environnement.
- 4Les milliers de morts résultant de l'exploitation économique de la RDC par des puissances coloniales ou des entreprises internationales sont largement documentés. Le concept de « Genocost » ne les prend pas en compte et se concentre sur une période d'environ trente ans.
À retenir
Il n'y a pas de remise en question de la nécessité d'établir les responsabilités pour les crimes commis en RDC. Toutefois, l'utilisation du concept de « Genocost » demeure controversée : il reste imprécis sur le plan juridique et est instrumentalisé à des fins politiques, notamment pour mettre en cause le Rwanda. Ce concept tend à brouiller la distinction entre le génocide contre les Tutsi au Rwanda — établi en droit international — et des crimes ou conflits qui n'ont pas reçu cette qualification. Il est également présenté comme une instrumentalisation des victimes des violences en RDC visant à nier ou à relativiser le génocide contre les Tutsi au Rwanda.
Ce projet
GenocostExposed est un projet de documentation indépendant, non affilié à aucun gouvernement, parti politique ou organisation de plaidoyer. Il documente les affirmations du FONAREV à la lumière des enquêtes financières, du droit international et des sources primaires vérifiées.
Notre méthode
Chaque affirmation est sourcée à partir de documents primaires — rapports d'enquête financière, résolutions ONU, archives judiciaires internationales. Là où le dossier est incomplet, nous le disons.
